Des enjeux sensibles et majeurs

Traduire un contrat commercial, une assignation ou une requête d’un avocat par exemple n’est pas une mission anodine. Au-delà de l’opération de traduction d’une langue à l’autre, il agit ici d’appuyer et de seconder l’avocat avec notre expertise complémentaire associée à la traduction dans le cadre d’une procédure.

Différents systèmes juridiques existent dans le monde et chaque pays présente ses propres variations. Traduire suppose ainsi d’avoir des connaissances pointues en droit (Pénal, Affaires, Familles, etc…) et une solide expérience professionnelle du monde juridique.

Le rôle du traducteur est de reproduire fidèlement le texte source fourni. Il ne doit pas ici adapter sa traduction car celle-ci doit-être précise. Chaque mot a son importance, l’à-peu-près n’existe pas car la moindre erreur peut avoir des conséquences juridiques non négligeables.

La traduction dite libre est souvent ici un document de travail incontournable pour l’avocat, lequel pourra par la suite adapter la traduction en fonction du système juridique choisi (comme le droit anglo-saxon par exemple).

Quelles compétences pour une traduction juridique de qualité ?

Subtile et complexe à la fois, la traduction juridique se doit d’être particulièrement précise et requiert des connaissances pointues d’experts.

Les traducteurs juridiques doivent ainsi démontrer :

  • des connaissances avancées en droit et justifier souvent d’une expérience solide dans le secteur juridique,
  • la parfaite maîtrise des langues sources et cibles, les traducteurs professionnels ne traduisent que vers leur langue maternelle pour assurer des nuances parfaites, c’est impératif.
  • détenir une vaste connaissance du vocabulaire technique,

Une société de traduction doit donc de son côté s’assurer de la qualité de son processus de sélection des traducteurs juridiques qu’elle mobilisera sur les projets de ses clients.

Enfin, les traducteurs ou les cabinets de traductions travaillent systématiquement dans la discrétion et dans le secret le plus absolu.

Quelques précisions de terminologie juridique

Assermentation

Dans le cadre de la traduction, on parle de traduction dite libre ou assermentée.

La traduction libre est réalisée par un traducteur professionnel mais celle-ci n’a aucune valeur légale ou officielle.

Pour que les traductions soient reconnues ou valable, dites alors « traduction assermentée », celles-ci doivent être impérativement réalisées par un traducteur assermenté.

Ce traducteur assermenté est nommé par une Cour d’Appel en France pour un couple de langues à partir du français. Ce traducteur expert prête serment auprès de la Cour d’Appel en question. A ce titre, il devient ainsi un officier ministériel.

Le traducteur assermenté engage ainsi sa responsabilité en certifiant que sa traduction est parfaitement fidèle au texte source transmis. Cette traduction fait ainsi foi devant toutes les juridictions françaises. L’expert traducteur a ainsi l’obligation d’apposer ses cachets et sa signature sur les documents sources et les documents traduits.

Cette traduction assermentée peut également être légalisée par la suite. Elle va ainsi permettre à un document français d’avoir une valeur légale et officielle à l’étranger dans le pays concerné.

Les démarches de légalisation étant assez complexes et potentiellement fluctuantes dans le temps, nous y consacrerons prochainement un nouvel article.