Mon parcours pour devenir traducteur assermenté

Je suis né en France, à Colmar où j’ai grandi. Ma maman est anglaise – une pure londonienne ! – alors à la maison, nous parlions essentiellement en anglais. L’anglais et la culture britannique que ma mère s’est attachée à me transmettre ont bercé mon enfance. Nous allions fréquemment visiter l’Angleterre où vivent mes grands-parents et des cousins.
J’adore cette bi-culture dans laquelle je me suis épanoui et j’ai voué très jeune un grand intérêt pour les langues et les cultures étrangères en général.
Après mon Bac, j’ai donc décidé de suivre un Master en langue étrangère dans une école spécialisée à Paris, puis j’ai effectué une formation de traducteur français anglais. Un stage de plusieurs mois à Londres prévu dans le cadre de mes études m’a conforté dans mon choix de départ. Je souhaitais exercer le métier de traducteur français anglais, un excellent moyen de partager la dualité de mon expression :).

Après quelques expériences concluantes, j’ai rejoint le cabinet Bonnefous spécialisé en traduction juridique. Pour aller plus loin et bien appréhender le jargon métier, j’ai poursuivi en parallèle une formation juridique puis, après quelques temps, j’ai effectué une demande d’agrément auprès de la Cour de cassation (ou la Cour d’appel dans d’autres villes) en vue d’obtenir le titre de traducteur assermenté.
J’ai attendu 2 ans avant de l’obtenir. J’ai prêté serment devant le tribunal de Grande Instance après étude de ma demande initiale auprès du Ministère Public. Et aujourd’hui, ce titre de traducteur assermenté me permet de figurer sur la liste officielle des experts judiciaires. J’assiste la justice dans son travail et certifie notamment le maintien du caractère officiel de documents traduits du français vers l’anglais.

Mon quotidien de traducteur assermenté

J’adore mon métier de traducteur assermenté français anglais ! Les prestations offertes par les traducteurs assermentés sont larges. Mon rôle est de traduire différents types de documents officiels et de maintenir ce caractère officiel. Il peut s’agir d’actes de procédure, de contrats de travail, d’actes notariés, d’actes d’huissier ou encore d’actes administratifs : actes de naissance, actes de mariage, . Ils intègrent des informations officielles pouvant être présentées aux administrations, institutions, et autorités françaises ou étrangères.

Les qualités requises et les difficultés du métier

La traduction de documents officiels nécessite des qualités d’analyse, de rigueur ainsi qu’un sens de la précision. Les interventions se font à la demande par l’intermédiaire du cabinet Bonnefous, je dois donc rester très disponible afin que la traduction de documents juridiques soit livrée dans les délais fixés. En effet, les clients sont souvent exigeants… et on les comprend ! Pour s’assurer de la qualité des traductions, celles-ci sont systématiquement relues par une équipe de réviseurs techniques salariés.

Mon conseil ? Je pense que pour réussir, un bon traducteur assermenté doit être curieux et investi en vue d’enrichir régulièrement ses connaissances et son vocabulaire. La Sft propose régulièrement d’ailleurs des formations thématiques dédiées aux traducteurs techniques dont les traducteurs juridiques assermentés. Le langage juridique est très riche et évolue en permanence, c’est aussi ce qui rend ce métier passionnant.